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LES GENS POLIS NE FONT PAS LA GUERRE À AUTRUI

texte de Jacques THOMASSAINT
illustré par Pierre ROSIN

Au pays des mirlitaires, tant qu’on joue avec les mots, on ne joue pas avec les morts. Sabre de bois, sabre de fer, il est des vérités qu’il faut dire et redire, des vérités graves qui se font légères dans les vers de Jacques Thomassaint. Des vérités toutes simples, des évidences que les grands de ce monde n’ont toujours pas comprises, dont la toute première :  Les gens polis ne font pas la guerre à autrui.

Sélectionné pour le Prix des Lecteurs Lire et Faire Lire / Printemps des poètes 2015-2016.

Prix : 12.00 €
 

48 pages - Quadrichromie - 15X21cm - Broché
2014
ISBN 978-2-912360-91-5

 
 
 

CRITIQUES

Un livre résolument antimirlitariste. Anti guerre. Avec humour. Détermination. Des images riches de couleurs et de sens pour appuyer là où ça gratte. Les poètes qui s’engagent et c’est une des veines de la poésie que cette écriture de combat réveillent. C’est le thème du prochain Printemps des Poètes de mars 2015 et c’est réjouissant pour ce livre !
J’espère que le site du Printemps le mettra à l’honneur car il n’est pas facile de pratiquer cette poésie d’engagement à hauteur d’enfance !
Patrick Joquel

 Idéaliste, certainement mais talentueux assurément. Avec « Les gens polis ne font pas la guerre à autrui », le poète Jacques Thomassaint dénonce une fois encore* la bêtise et l'injustice humaine qui font le lit des conflits armés. Un recueil publié à titre posthume après le décès de l'auteur en mars 2013, et dont les illustrations ont été réalisées par le peintre Poitevin Pierre Rosin.
Des dessins numérisés
« C'est alors que j'exposais mes œuvres l'année dernière à Fontenay-le-Comte, que j'ai été sollicité par la maison d'édition Soc et Foc pour illustrer ce recueil de Thomassaint. J'ai donc décliné la technique que j'utilise pour créer des modèles pour mes tableaux à l'huile en numérisant mes dessins que j'ai ensuite agrémentés d'objets. » Au final près d'une trentaine d'illustrations colorées et chatoyantes qui ne laissent pas place à la sinistrose et caricaturent parfois ces guerres toujours trop absurdes. « Je savais que Thomassaint était un auteur engagé, un pacifiste convaincu et j'avais envie que mes dessins reflètent ses convictions. » Un pari réussi…
* Poète, romancier et essayiste, Jacques Thomassaint avait publié de nombreux ouvrages où il dénonçait de façon récurrente la violence, l'injustice ou encore la bêtise.
D.L. - La Nouvelle République

La guerre, par ces temps de commémorations si dignes, peut aussi se traiter sur tous les tons.  Jacques Thomassaint a choisi l’humour et la dérision, et son jeu constant sur les mots se nourrit d’une dénonciation implacable. Si quelque gravité se niche tout à coup au creux d’une page, le poème suivant balaie la ride du doute et les dessins espiègles de Pierre Rosin nous ramènent sur la bonne voie, celle du jeu d’une langue qui n’est pas sans évoquer celles de Prévert ou de Desnos.
Le calumet de la paix
Ne veut plus s’allumer
Calamité
Il est tout calaminé
Et voilà la paix… encalminée
A. P. – Lire en Vendée n° 28

Les militaires (que le recueil nomme Mirlitaires) en prennent pour leur grade, à coup de vers de mirliton : à la manière de Prévert, Jacques Thomassaint se moque, caricature à gros traits, joue avec les mots et les expressions toutes faites. La poésie ne se prend pas au sérieux, tout en jouant à un jeu diablement sérieux.
De la poésie et de l’humour, donc, parfaitement accompagnés par les illustrations mélangeant peinture, photos, images d’archives papiers découpés, mais aussi une pointe de macabre, et beaucoup d’émotion. Sans gommer la gravité du sujet, l’auteur se situe à hauteur d’enfance et délivre aussi un message de confiance en l’avenir et dans le pouvoir de la littérature :
« Au ministère
De l’Education Mirlitaire
On chuchote :
Ne parlez pas de la guerre
Aux enfants de la terre
Il ne faut pas les effrayer
On ne sait jamais
Demain ils pourraient
Refuser d’y aller »

Anne-Marie Mercier - Li&je

Dans ces années 2014 à 2018 où la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale va s’égrainer, il est fort utile de disposer d’une approche variée de la guerre par la poésie. Rappelons que sur le texte d’époque « Il y a » de Guillaume Apollinaire, Laurent Corvaisier avait proposé en 2013 des illustrations chez l’éditeur Rue du monde. Des extraits d’autres poèmes d’Apollinaire peuvent d’ailleurs fournir des modèles à imiter par des élèves du primaire ou du secondaire.
Certes Guillaume Apollinaire fournit déjà des modèles à imiter, toutefois ceux proposés par Jacques Thomassaint sont plus accessibles à des enfants de l’école élémentaire car plus simples dans la forme et le vocabulaire, tout en gardant une forte puissance d’évocation. De ce dernier, instituteur puis rééducateur, on avait déjà découvert en 1991 « Conte et (ré)éducation » où il présentait en particulier les 31 fonctions définies par Propp et les 7 rôles que peuvent porter les personnages.
La connaissance que Jacques Thomassaint a de l’univers des contes, de l’imaginaire enfantin, des comptines et des poésies apprises en classe constituent un bon socle d’inspiration. Il sait ajouter ponctuellement à cela une dose de comique de situation et une pincée de jeux de mots comme les apprécient les jeunes d’une petite dizaine d’années. Soc et Foc est l’éditeur de « Les gens polis ne font pas la guerre à autrui ».
Ainsi la poésie « Une ! Deux ! Une ! Deux !  » est-elle un clin d’œil à celle de Prévert sur les Carolingiens et Capétiens s’appelant « Louis », où ces souverains sont dits ne pas savoir compter jusqu’à 20, puisqu’à Louis XVI succède un Louis XVIII. Une attaque d’un autre poème est une allusion à la formule « croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer ». Composés d’une vingtaine à une cinquantaine de mots, ces textes militent pour un monde sans guerre. Ils disent parfois compter sur les enfants et les mères pour le dire haut et fort. L’illustration apporte un supplément d’âme au texte.
Adam Craponne – Livres.monecole.fr

Explication du titre : on donne ordre du combat, aucun soldat ne fait le premier pas : Après vous / Je vous en prie, la bataille est annulée ! Un sujet grave mais abordé avec beaucoup d’humour : Nous avons de si beaux enfants / Répondirent les mères de toute la terre / Nous ne vous les donnerons pas / Pour mourir à la guerre / Et elles ont chassé les mirlitaires / À grands coups de serpillière / Dans le derrière. Ou encore Que faire d’un très vieux général / Avec tout son attirail / Et toutes ses mé­dailles ? / Un épouvantail ? / Un perchoir à volaille ? Des images symboliques aussi : le commandant a crié Feu ! Le soldat a tiré sur l’oiseau qui passait par là : C’était l’oiseau de la paix.
En illustration, une poupée désarticulée à la manière de Hans Belmer pour dénoncer les mutilations dues à la guerre, un mirlitaire en temps de paix qui repeint le ciel en bleu, les forêts en vert. Avions, bombes, bottes de militaires, uniformes de camouflage, barbelés, canons, médailles côtoient fées, oiseau-fleur, arbres, nichoirs et moineaux, photos d’enfants, coquelicots et bleuets. Un livre pour dire non à la guerre, non à la mort, oui à l’espoir, oui à la vie, pour nos enfants.
O. B. Inter CDI n°255 – mai-juin 2015

 

Écrivain : Jacques THOMASSAINT

Jacques Thomassaint (1942-2013) a longtemps vécu à Port-Louis, en Bretagne, face à l’océan, après avoir exercé son métier d’instituteur en milieu psychiatrique. C’est dans ce cadre qu’il a publié un essai : Conte et (ré) éducation (Chronique sociale).
Assumant ses convictions sociales et politiques, il a témoigné avec force mais aussi avec humour des combats et des dérives du monde contemporain.
Poésie : Parallèles de la colère, Jacques Flament éditions, 2013
Nouvelles : Ces messieurs de la famille, Chemin faisant, 2011
Romans : L’hiver sera rude, Mutine, 2010
La résurrection de l’escargot, Kirographaires, 2012
Textes jeunesse : Des pucerons sur les rhododendrons, Rue nantaise, 2012
Pamphlets et contes satiriques : Errances marcusiennes en France électorale, Mutine, 2008
Théâtre : Marchands de sable, Rue Nantaise, Rennes, 2011
Essai : L’Ankou, un passeur d’âmes, Chemin Faisant, 2012
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Illustrateur : Pierre ROSIN

Pierre Rosin est peintre. Il vit près de Poitiers.
Il dessine depuis toujours des personnages, dans un style très épuré, des lignes fluides, presque une écriture aux grandes arabesques. Il peint à l’huile et réalise des estampes numériques qu’il présente en de nombreuses expositions personnelles et collectives.
Il aime accompagner les poètes et participe à la maison de la poésie de Poitiers....

     
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