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UN HIVER COMME UN AUTRE

texte de Franck COTTET
illustré par Évelyne Winocq DEBEIRE

Franck Cottet déroule l’itinéraire d’une journée d’hiver comme une autre, depuis
La voix rayée d’Elisabeth Kontomanou
« don’t explain »
à la radio
« don’t explain »
l’épaisseur de la voix
pour sortir du sommeil
jusqu’aux étoiles qu’on regarde le nez en l’air avant de gagner le sommeil.
Une journée banale, faite d’évidences avec lesquelles on s’arrange, mais aussi de ces touches de couleurs que font naître les autres, ces silhouettes croisées dans la rue, au bistrot, et celle qu’on retrouve le soir, avec laquelle on pourra laver nos cœurs avec mos mains laisser parler les évidences collées à la peau.
Une écriture fragile et douce, attentive aux sons et aux fulgurances du quotidien. Une écriture pour recoudre les souvenirs. Une écriture de complicités et de vies frôlées que vient frôler la complicité artistique d’Evelyne-Winocq Debeire.
Le geste de l’illustratrice est précis et élégant, la couleur oscille entre le gris du jour et les couleurs des autres, la matière sait se faire fragile comme une lumière d’hiver.
Entre les mots de Franck Cottet, Evelyne-Winocq Debeire sème les
Petites pierres d’un cœur collier
Un peu à l’aveuglette
Avec ses mots à lui, avec ses couleurs à elle,
On cogne à la porte ouverte des rêves
Papillon de nuit
Finalement.

Prix : 12.00 €
 

80 pages - quadrichromie - 13 X 20 cm - broché
2008
ISBN 978-2-912360-52-6

 
 
 

CRITIQUES

Un jour le poète vit. Du verbe vivre autant que du verbe voir. Ce qu’il vit s’écrit. Des mots fixent le fugitif. Ce quotidien dont on aimerait tant qu’il nous exalte… juste une question de regard : chacun vit une vie unique et extraordinaire ! Sommes-nous prêts à nous laisser exalter par nos instants de vie ?
Ce livre d’heures toutes simples et simplement denses danse à la lecture avec le quotidien du lecteur. Nos vies se ressemblent tellement. Nous ressemblent tant. Nous rassemblent. Tant à partager. Et tant d’échanges refusés
Le livre vibre entre les doigts. Entre les paupières. Les pages s’accordent aux battements de cœur. On est en proximité.
Ça vibre aussi et si discrètement qu’on pourrait les oublier presque, dans les encres de l’artiste. Un accompagnement d’une élégance et d’une sobriété que pour ma part j’apprécie énormément.
Un livre au ton juste.
Patrick Joquel

     Les éditions Soc et Foc ont toujours pris un soin particulier à présenter des recueils irréprochables et c’est encore le cas ici avec ce nouveau recueil de Franck Cottet. D’emblée, le lecteur est plongé dans une atmosphère qui va courir tout au long du livre. Oui, 
C’est une évidence 
les jours sont toujours plus courts en hiver 
comme c’est encore une évidence que la mélancolie gagne du terrain lorsque s’approche le solstice d’hiver. Avec ces soirs d’hiver si proches et ces matins d’hiver si lents à venir, monte une sourde atmosphère, hiver du temps, hiver des cœurs et des esprits. Les autres se font plus rares. Les gens glissent au fil des rues. Ici, nos vies se sont frôlées, très souvent, tu croises des gens que tu ne connais pas et que tu ne verras plus jamais. On cogne à la porte ouverte des rêves en hésitant : faut-il entrer ou rester sur le seuil ? Faut-il se taire ou recourir à la parole ? On ne sait pas car 
Les mots des fois 
sont plus grands à l’intérieur. 
Leur pouvoir salvateur mais aussi la méfiance qu’ils génèrent tissent une étoffe fragile, 
alors tu hésites à les dire 
pour ne pas les perdre. 
Et puis revient par cinq fois, comme un leitmotiv, la même évidence obsédante et tenace, même lorsqu’on la formule autrement : 
C’est une évidence 
les nuits sont toujours plus longues en hiver.
Georges Cathalo - Rétro-viseur

Une beau bouquin, bien illustré par Evelyne-Winocq Debeire. Franck Cottet renoue avec ce qu’on a pu appeler la poésie du quotidien. De petites notations, des impressions que chaque lecteur a pu ressentir, des phrases banales qu’on lance ou qu’on reçoit, des sensations communes. On se donne une limite, un cadre, avec l’hiver où les choses se resserrent, où les nuits s’ouvrent comme des parapluies. Le ton est simple et l’écriture suit, sans afféterie, sans maniérisme, à peine des répétitions comme quand on parle lorsque les mots s’inscrivent en suspension sous la buée des jours dans l’air du temps.. L’hiver de Franck Cottet est une belle saison.
Jacmo - Décharge n° 140

Tout d’abord j’aimerai vous dire combien l’esthétique plastique du livre est belle. Rien que la couverture attire le regard. Les œuvres d’Évelyne Winocq Debeire jouent merveilleusement dans l’architecture donnée au recueil. Après cet aperçu de l’objet-livre, pénétrons dans le corps de l’écriture de Franck Cottet. Un hiver comme un autre vient nous parler de l’être dans des moments très intimes tels le passage vers l’être social (dans un sens comme dans l’autre), de ces moments furtifs de l’intime dans le social, etc.
Nous commençons un matin : Encore / de la nuit plein la bouche / plein / les poumons / présence tangible / les yeux tout juste ouverts / et avec eux le silence / d’abord / comme hier / de la nuit à la nuit.
Nous essayons de nous préparer mentalement à … : Le ciel a changé / quand les yeux se sont posés dessus / il y a du rose orange qui est venu / une toute petite chose / l’air de rien / un grand courant d’air / dans la tête / et puis rien.
Après des moments d’hésitation à être ce que les personnes connaissent de nous, sortons : Tes mains désertes / tellement / après ton départ / que tu ne sais plus où les mettre.
Et les premiers mots échangés avec un voisin ou une personne connue rencontrée. Des mots si anodins, qui ne disent rien d’essentiel, mais qui sont dits juste pour que : nos vies se sont frôlées / un peu / sans conséquence vraiment.
Et nous enfilons notre costume social pour la journée. Une sortie pour le repas de midi, où nous pouvons reprendre un peu des rêves laissés pour le jour. Ainsi la journée se passe ; arrive le soir… Et voilà / elle est tombée la nuit / pas vue venir / pas eu le temps / Mais c’est pas possible ça ! / il n’est que six heures ! / on a le temps de rien ! / comme si maintenant / tous les gestes allaient être en trop.
Nous rentrons et : En rentrant / tu parles au vent parce que les mots ont / besoin de venir. Que tu les as gardés / toute la journée. Que tu ne peux plus longtemps les retenir parce que tu penses / si je les avais dits à un ou une devant moi / quels yeux ils auraient fait ? / alors que là dans le vent…
La pluie vient s’immiscer dans notre vie, frappant aux carreaux, nous entraînant à rêver au printemps, aux couleurs, aux parfums des naissances… Puis la compagne arrive trempée, mécontente de cela… Les lèvres brûlées par les mots des retrouvailles /…/ Ça donne de l’air. Ça aide à respirer ça aussi.
Après la reprise de vie commune, des échanges, des moments partagés, vient l’heure de se coucher : Dans le noir / presque / mes mots couturent / la page / toi tu dors déjà / à côté.
La poésie de Franck Cottet est vivante de ses rythmes liés à l’intime d’un être. Elle est pleine de pertinence à nous dire des petits évènements qui sont importants en nous. L’écriture est souvent courte, tels des traits qui traversent l’esprit, des pensées qui sont juste esquissées, donnant de la force aux mots par de petits formats de poèmes. Sa poésie dialogue merveilleusement avec les paysages matières d’Évelyne Winocq Debeire.
Gilbert Desmée – Encres vagabondes
 

 

Écrivain : Franck COTTET

Né en 1966 en Auvergne, Franck Cottet vit entre Nantes et Saint-Nazaire où il poursuit son travail d’écriture.
Ses derniers livres parus sont :
Tous jours, éd. Donner à Voir, 2001,
Voix intimes, éd. Encres Vives 2002,
La surface des choses, éd. Gros textes 2002,
La traversée de Prague, éd. L’impertinente 2002,
Le déjeuner sur l’herbe, éd. Clarisse 2005,
Ce qui flotte encore, éd. Clarisse 2005,
Sans raison apparente, éd Gros textes 2005,
Des visages des corps, éd Contre-allées 2006.
Il publie parfois également en revues, anime les éditions Le chat qui tousse, et intervient auprès des établissements scolaires et des bibliothèques sur le thème de la poésie.

À paraître en 2009 :
Miroir voilé miroir, aux éditions Clarisse.

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Illustrateur : Évelyne Winocq DEBEIRE

Evelyne Winocq DEBEIRE peint des paysages matièrés, sans complaisance, aux couleurs travaillées. Elle est particulièrement sensible aux œuvres de Morandi, Cézanne, Leroy, Turner et Titien.
Née en 1971, elle vit et travaille à Nantes. Elle obtient le Diplôme National Supérieur en Ensei-gnement Plastique option Art à l’École Régionale des Beaux-Arts de Nantes en 2000. La même année, elle est lauréate de l’opération du mécénat Un artiste dans la Rue proposée par Giraudy.
En 2003, la DRAC Pays de la Loire lui décerne une Aide individuelle à la création.
Avec quelques autres confrères artistes, elle vient de créer l’association Almagra, pour la promotion des arts plastiques et littéraires.
Parallèlement, elle s’investit dans l’association La belle école, éditrice d’estampes  au sein de l’Ecole des Beaux-Arts de Nantes.
Parutions en tant qu’auteur :
Trois couleurs - un trait noir, éditions Paupières de terre (2003)
Notes de saveurs suivi de Immersion, éditions Paupières de terre (2001)
Petite histoire corrhuméeine, éditions Paupières de terre (2000)
Parutions en tant qu’illustratric...

     
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